Sommet du G7 - Déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement

Préambule

Nous, chefs d’État et de gouvernement du G7, nous sommes réunis à Elmau pour notre Sommet annuel les 7 et 8 juin 2015. Guidés par nos valeurs et nos principes communs, nous sommes déterminés à travailler en étroite coopération pour relever les défis économiques et politiques internationaux complexes de notre temps. Nous sommes attachés aux valeurs de liberté et de démocratie, ainsi qu’à leur universalité, à l’état de droit et au respect des droits de l’homme et nous sommes résolus à promouvoir la paix et la sécurité. Compte tenu des nombreuses crises dans le monde, nous, pays du G7, sommes unis dans notre volonté de préserver la liberté, la souveraineté et l’intégrité territoriale.

Le G7 a une responsabilité particulière pour préparer l’avenir de notre planète. 2015 est une année cruciale pour la coopération internationale et le développement durable. La Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) qui se tiendra à Paris est déterminante pour la protection du climat de la planète, le Sommet de l’ONU à New York arrêtera le programme universel de développement durable pour les années à venir et la Troisième Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra à Addis Abeba contribuera à la mise en oeuvre du programme de développement pour l’après-2015. Nous voulons donner une impulsion déterminante pour atteindre des résultats ambitieux. « Pensons à l’avenir. Agissons ensemble », tel est notre principe directeur.

Aujourd’hui, nous avons arrêté des mesures concrètes concernant la santé, l’autonomisation des femmes et la protection du climat, afin de remplir notre rôle pour relever les grands défis de la planète et traiter certains problèmes mondiaux particulièrement urgents. La mise en oeuvre concrète de ces mesures non seulement favorisera le commerce comme moteur essentiel de la croissance, mais nous aidera aussi à atteindre notre objectif fondamental d’une croissance forte, durable et équilibrée et de création d’emplois. Nous appelons les autres pays à s’associer à notre action.

Trouver une solution au conflit en Ukraine

Nous réitérons notre condamnation de l’annexion illégale de la péninsule de Crimée par la Fédération de Russie et nous réaffirmons notre politique de nonreconnaissance.

Nous réitérons notre soutien sans réserve aux efforts visant à trouver une solution diplomatique au conflit dans l’est de l’Ukraine, notamment dans le cadre du format « Normandie » et du Groupe de contact tripartite. Nous nous félicitons du rôle essentiel que joue l’OSCE dans la recherche d’une solution pacifique. Nous appelons toutes les parties à mettre pleinement en oeuvre les accords de Minsk ainsi que l’ensemble de mesures en vue de leur application, qui a été signé à Minsk le 12 février 2015, par l’intermédiaire du Groupe de contact tripartite et des quatre groupes de travail mis en place. Nous sommes préoccupés par la récente intensification des combats sur la ligne de contact. Nous réitérons l’appel au plein respect du cessez-le-feu et au retrait des armes lourdes lancé à toutes les parties. Nous rappelons que la durée des sanctions devrait être clairement liée à la mise en œuvre intégrale des accords de Minsk et au respect de la souveraineté de l’Ukraine par la Russie. Ces sanctions pourront être levées dès lors que la Russie honorera ces engagements. Cependant, nous sommes également prêts à prendre d’autres mesures restrictives pour augmenter le coût pour la Russie si ses actions le rendent nécessaire. Nous attendons de la Russie qu’elle cesse tout soutien transfrontalier aux forces séparatistes et qu’elle exerce l’influence considérable dont elle dispose sur les séparatistes pour qu’ils honorent totalement les engagements de Minsk.

Nous saluons et soutenons les mesures prises par le gouvernement ukrainien pour mener des réformes structurelles globales et nous demandons aux autorités ukrainiennes de poursuivre de manière résolue le processus nécessaire de transformation en profondeur dans le respect de leurs engagements vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE). Nous réaffirmons notre volonté de travailler conjointement avec les institutions financières internationales et avec d’autres partenaires pour apporter un soutien technique et financier à l’Ukraine dans son processus de transformation. Nous demandons aux ambassadeurs du G7 à Kiev de mettre en place un groupe de soutien à l’Ukraine qui aura pour mission de faire progresser la réforme économique de l’Ukraine par des conseils et une aide coordonnés.

publié le 15/06/2015

haut de la page