République centrafricaine (19.11.18) [ru]

La France exprime sa préoccupation après les événements des derniers jours en République centrafricaine. Elle appelle au calme et à la fin des violences.

La France condamne avec la plus grande fermeté les combats entre des groupes armés antibalaka et ceux de l’UPC qui se sont déroulés dans le camp de déplacés d’Alindao au centre du pays le 15 novembre dernier et qui ont coûté la vie à plus de 40 personnes. La France présente ses condoléances aux familles des victimes et appelle à ce que toute la lumière soit faite sur ces événements, afin que leurs responsables en répondent devant la justice.

La France condamne l’attaque commise dans la ville de Gbambia (province de Mambéré-Kadéï) le 16 novembre, qui a coûté la vie à un casque bleu de la mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA). La France présente ses condoléances à sa famille. Elle salue l’engagement des pays contributeurs de troupes, ainsi que le travail de la MINUSCA.

Ces violences soulignent l’urgence de progresser dans la mise en œuvre de l’Initiative africaine de paix portée par l’Union africaine, et que la France soutient pleinement, en vue d’aboutir au désarmement effectif et à la démobilisation des groupes armés. Il est impératif que tous les groupes armés, à Bangui et dans le reste du pays, cessent toute forme de violence et d’activités déstabilisatrices, déposent les armes et s’engagent sans délai et sans condition dans le processus de paix.

La France salue l’arrestation et le transfert à la Cour pénale internationale d’un ancien chef de milices antibalaka, autoproclamées d’autodéfense, Alfred Yekatom. La France réitère tout son soutien à la Cour pénale internationale pour juger, dans un délai raisonnable, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité allégués.

publié le 20/11/2018

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