Réception du 14 juillet - Intervention de l’Ambassadeur de France en Russie

Damoui i gaspada, daraguié drouzia,
Dabro pajalovat vé passoltsva franzii na nache praznik !

Mesdames et messieurs, chers amis,

Neuf mois après notre arrivée à Moscou, c’est un grand honneur et un plaisir pour Yaël et moi de vous recevoir à l’Ambassade de France, en ce 14 juillet 2014.

La célébration de notre fête nationale revêt cette année une tonalité particulière, puisqu’elle est consacrée à la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale.

80 pays ayant participé à la « grande Guerre » défilent symboliquement aujourd’hui même à Paris sur les Champs-Elysées.
Et la Russie y a toute sa place : un Garde drapeau et trois militaires du 154e Régiment de la garde « Préobrajèneski » ainsi que quatre jeunes russes participent en effet au défilé militaire.

La France sait ce qu’elle doit à ses alliés, de l’Est comme de l’Ouest, sans qui elle n’aurait ni connu la victoire, ni retrouvé la paix et la sécurité. Alors une nouvelle fois, je veux dire à nos amis Russes notre gratitude profonde.

Nous venons par ailleurs de célébrer le 6 juin dernier, sur les plages de Normandie, le 70ème anniversaire du débarquement allié, qui conduisit à la libération de la France puis de toute l’Europe du joug nazi.
Le Président François Hollande a rappelé à cette occasion ce que la France devait aux soldats de l’Armée rouge et aux peuples de l’Union Soviétique.

En ce jour de joie, je veux aussi souligner qu’entre les belligérants d’hier s’est instaurée la paix, autour de la construction de l’Union européenne, cette extraordinaire aventure qui a vu des ennemis de toujours s’unir, partager leur souveraineté et définir des liens de solidarité exemplaire.

Avec notre Président de la République, je veux réaffirmer la détermination de la France à défendre et promouvoir les valeurs qui fondent le pacte européen : la démocratie, l’état de droit, le respect des droits humains.

Parce qu’aujourd’hui, sur notre continent, montent les particularismes, les séparatismes, les extrémismes et les nationalismes qui risquent, si nous n’y prenons garde, de nous ramener en arrière, au temps de l’obscurantisme, de l’intolérance, du rejet de l’autre.

Les relations franco-russes traversent un moment critique, du fait de la crise en Ukraine. Elles sont pourtant anciennes, héritées d’une longue histoire, faite de confiance et d’amitié, de combats commun et de désaccords surmontés.

C’est aussi une relation vivante, dynamique et tournée vers l’avenir, au potentiel très riche, aux perspectives nombreuses de coopérations dans tous les domaines, politiques, économiques, technologiques, sociaux et culturels.
Votre présence ici aujourd’hui en est la preuve vivante.

Je n’en doute pas, cette relation retrouvera toute son ampleur lorsque seront surmontées les graves difficultés du moment. Vous le savez, les autorités françaises ne ménagent aucun effort à cette fin.

Aux côtés de l’Allemagne comme de l’ensemble de nos partenaires de l’Union européenne et de nos alliés, nous nous sommes au cœur du processus diplomatique lancé sous les auspices de l’OSCE, consolidé à Bénouville puis à Berlin.
Il permettra, nous l’espérons, de trouver une issue diplomatique assurant aux Ukrainiens un avenir de paix, de sécurité et de prospérité, dans une relations apaisée et fraternelle avec l’Union européenne et avec la Russie.

* * *
Avant de conclure, je vous adresser mes remerciements chaleureux à tous nos sponsors, français et russes, qui nous permettent de célébrer de manière magnifique la fête nationale de la République française.

Damoui i gaspada, daraguié drouzia,
Daz drasvouyet russka franzouskaya droujba !

Vive la République,
Vive la France !

publié le 25/07/2014

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