La grande et la petite rues des Ecuries

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N°11 rue Bolchaïa Koniouchennaïa

A l’origine, l’immeuble n°11 de la rue Bolchaïa Koniouchennaïa faisait partie de l’ensemble architectural de la Capella, une des premières œuvres de l’architecte russe, Léonti Benois. Son père, Auguste Benois était originaire de l’Ile-de-France et arriva à Saint-Pétersbourg en 1794, pour devenir maître d’hôtel à la cour. Nombre de ses descendants sont devenus d’influents peintres, architectes et sculpteurs sur la scène culturelle péterbourgeoise.

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N°12 rue Bolchaïa Koniouchennaïa

En avril 1907, le n°12 de la rue Bolchaïa Koniouchennaïa devient la première adresse de l’Alliance française à Saint-Pétersbourg. Dans l’appartement n°110, demeurait Basile Berstène qui en a été l’initiateur. En effet, ce dernier avec l’aide de Cyprien Majal, a rédigé le statut de l’organisation et a tracé les grandes lignes de son activité. Mais en 1908, l’Alliance déménage au n°6 de la perspective Nevski.

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N°25 rue Bolchaïa Koniouchennaïa

Au n°25 de la rue Bolchaïa Koniouchennaïa, un terrain avait été attribué à la communauté de protestants français en 1732. Un petit bâtiment en bois y a été élevé, appelé le Temple de Paul, l’Apôtre de l’Eglise réformée de France. Endommagé par un incendie, il a été reconstruit en briques par Iouri Matveïevitch Velten, au début des années 1770. Le nouveau bâtiment, par sa façade au même niveau que les immeubles voisins, ressemblait peu à un édifice religieux. Catherine II aimait fréquenter ce temple et lui faisait des dons généreux. Pierre Etienne Louis Dumont, beau-frère du joaillier Duval, a été pasteur de cette communauté en 1784. Il était connu pour ses qualités et sa personnalité peu ordinaire et ses sermons attiraient un public d’élite. Au bout d’un an, un sermon sur l’égoïsme, dans lequel des allusions au prince héritier Paul et à l’impératrice elle-même avaient été perçues, l’a contraint à quitter Saint-Pétersbourg.

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N°6 rue Bolchaïa Koniouchennaïa

Dans les années 1860, au n°6 rue Bolchaïa Kanouchennaïa se trouvait la rédaction du Courrier russe. Ce journal était édité en français par Jules Suzor, père de l’architecte Pavel Suzor.

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N°3 rue Malaïa Koniouchennaïa

Au n°3 de la rue Malaïa Konniouchenaïa se trouve l’Eglise suédoise Sainte-Catherine. En 1914, dans une des salles de l’Eglise, l’historien et l’archiviste Franz Funck-Brentano, a donné des conférences sur invitation de l’Alliance française. Le ton romantique était présent aussi bien dans les thèmes que les installations d’accompagnement. Ainsi parmi les thèmes abordés, une conférence portant sur la vie de Napoléon était intitulée « Amoureux. Fiancé. Epoux. Père. » et une conférence portant sur la vie de Jeanne d’Arc était intitulée « Bergère. Vierge guerrière. Triomphe à Reims. Abandonnée à Rouen. ». De plus, le conférencier était accompagné par un joueur de harpe et par des « tableaux brumeux » (le nom donné à l’époque, aux projections de tableaux).

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Suite de la visite :

La place des Arts

L’île Vassilievski

D’une rive à l’autre du pont de la Trinité

Le quartier Liteiny

La perspective Nevski

Au fil de la Moïka

La Place du Palais

La place Saint-Isaac et ses alentours

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publié le 31/08/2009

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