Déclaration conjointe des porte-parole des ministères des affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni (7 décembre 2020) [ru]

Les gouvernements de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont travaillé sans relâche à la préservation du Plan d’action global conjoint (JCPoA). Cet accord est une réalisation essentielle de la diplomatie multilatérale et de l’architecture de non-prolifération. Nous avons négocié le JCPoA avec la conviction qu’il contribuerait de manière décisive à la construction de la confiance dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, ainsi qu’à la paix et à la sécurité internationales.

L’annonce récente par l’Iran de son intention d’installer trois nouvelles cascades de centrifugeuses avancées dans l’usine d’enrichissement de l’uranium de Natanz (FEP) est contraire au JCPoA et profondément préoccupante.

Nous avons par ailleurs pris note avec une vive préoccupation de la loi récemment adoptée par le parlement de l’Iran qui, si elle est mise en oeuvre, se traduira par un développement important du programme d’enrichissement de l’Iran et par une capacité d’accès de l’AIEA réduite. Ces mesures seraient incompatibles avec le JCPoA et avec les autres engagements nucléaires de l’Iran.

Si l’Iran souhaite sérieusement préserver un espace pour la diplomatie, il ne doit pas mettre en oeuvre ces mesures. Un tel mouvement compromettrait nos efforts partagés pour préserver le JCPoA et risque de mettre en péril l’importante opportunité de revenir à la diplomatie que représente l’arrivée de la nouvelle administration américaine. Un retour au JCPoA aurait également des bénéfices pour l’Iran.

Nous entendons traiter de la question des violations du JCPoA par l’Iran dans le cadre de l’Accord.

Nous saluons les déclarations du président élu Biden sur le JCPoA et sur une voie diplomatique pour répondre aux préoccupations plus larges concernant l’Iran. Ceci est dans notre intérêt à tous.

publié le 08/12/2020

haut de la page