Célébration de la Fête nationale

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Mesdames et Messieurs,
Chers invités,

Avant tout, je voudrais exprimer au nom des autorités françaises et du peuple français, ainsi qu’en mon nom propre, toute la sympathie que nous éprouvons pour les victimes des inondations qui ont dévasté la région de Krasnodar la semaine dernière. Le Président de la République Française a envoyé un message de solidarité au Président Poutine. Je vous invite à observer ensemble une minute de silence en mémoire de victimes.

L’année qui vient de s’écouler depuis la dernière occasion de vous accueillir ici, avec toujours autant de plaisir, a été une année électorale en France, comme en Russie. Le rythme des rencontres a nécessairement été ralenti sans remettre en cause la coopération qui a pris ces dernières années un rythme de croisière.
Très vite après un changement des équipes au pouvoir, complet en France et partiel en Russie, la volonté d’aller plus loin a été confirmée. Ainsi le Président Poutine s’est rendu le 1er juin à Paris et rencontré son homologue français, M. François Hollande.

Le dialogue a donc repris. Les prochaines échéances bilatérales à l’automne – concertation conjointes de ministres de la défense et des affaires étrangères, Conseil Economique, Financier, Industriel et Commercial CEFIC), le séminaire intergouvernemental, puis visite du Président de la République.

Je me félicite que nous ayons mis au profit cette relative accalmie pour élaborer les prochaines étapes de notre coopération bilatérale. Des projets décidément tournés vers l’avenir permettent, en ce temps de crise, d’éviter le repli sur soi. L’avenir c’est aussi, l’aménagement urbain avec une coopération prometteuse entre Grand Paris et Grand Moscou, à la suite de la récente visite à Paris du maire de Moscou, M. Sobianine.

Dans un monde de plus en plus interdépendant et toujours secoué de crises, la concertation et la coopération franco-russe et russo-européenne est indispensable : un dialogue de qualité se poursuit et devrait se renforcer qu’il s’agisse de gérer le prochain retrait des troupes occidentales de l’Afghanistan ou de faire face à la crise économique dont les effets n’épargneront aucune partie du globe. Les concertations au sein du G-20, l’an prochain sous la présidence russe, comme du G-8 l’année suivante, confèrent à la Russie le devoir d’animer le débat international. La qualité de notre relation bilatérale, et au-delà, une véritable proximité culturelle, contribuent grandement à nourrir ce dialogue à l’échelle planétaire.

Ne l’oublions jamais, malgré ses spécificités du pays-continent, la Russie reste une grande nation européenne. Il y a exactement deux cent ans, les armées napoléoniennes, en envahissant la Russie, après avoir traversé toute l’Europe, sonnaient le réveil des nationalismes en Europe. Après deux siècles d’épreuves de force sanglantes, plus aucun pays européen n’est disposé à sacrifier sa jeunesse sur l’autel des valeurs de l’exclusion et du chauvinisme. Je vois partout, au contraire, des témoignages non seulement de la nécessité, mais aussi d’un désir irrépressible de rapprochement et d’échanges. A l’instar de l’Association des villes marquées par l’épopée napoléonienne, récemment créée, nous devons mettre à profit notre mémoire commune pour tisser des liens pour l’avenir. En un mot, honorer nos morts en ayant à l’esprit le futur espace économique et humain entre l’Europe et la Russie.

Je n’oublierai pas de remercier les sponsors dont la participation, chaque année, rehausse l’éclat de notre fête.

Vive la France, vive la République, et vive l’amitié franco-russe.

publié le 16/07/2012

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