Assises franco-russes de la qualité vaccinale [ru]

Le 18 septembre dernier, l’Ambassade de France en Russie et Expertise France ont organisé les Assises franco-russes de la qualité vaccinale. Leur objectif était de permettre un échange, sur une question majeure pour la prévention et la santé publique, entre les meilleurs spécialistes russes et français.

Aussi bien le ministère français des solidarités et de la santé que le ministère de la santé de la Fédération de Russie ont fait de la vaccination une priorité de santé de santé publique.

La France a récemment réorganisé son calendrier vaccinal, en passant d’un système où coexistaient des vaccinations obligatoires et des vaccinations recommandées, mal compris par la population, à un système plus simple, rendant obligatoire 11 vaccins. Elle a également pris de l’avance dans la vaccination contre les infections à Papillomavirus humains.

La Russie, forte de sa tradition épidémiologique, peut mettre en avant des résultats solides, avec des taux de vaccination dans plusieurs cas supérieurs à celui de la France, par exemple en ce qui concerne la vaccination contre la grippe ou encore avec l’expansion récente du calendrier vaccinal régional pour protéger contre les infections à méningocoque.

Dans les deux pays, comme dans d’autres, des progrès ont été faits, des problèmes demeurent, des reculs sont possibles. L’intervention lors des assises du Pr Floret a ainsi montré les risques – mortels – et les carences que révélait l’épidémie de rougeole en cours en Europe, alors que cette maladie pouvait être considérée comme en voie d’éradication.

Les discussions entre experts russes et français ont précisément permis d’échanger sur ces problèmes, et de s’accorder, par l’exemple, sur la nécessité de s’appuyer sur les médecins généralistes et des pédiatres pour élever le niveau de confiance de la population dans les vaccins. Cela suppose de leur fournir, comme à la population, une information complète, de qualité autant qu’objective, et de ne pas hésiter à revenir régulièrement sur la question.

La délégation française était composée du professeur Elisabeth Bouvet, actuelle présidente du comité de vaccination, du professeur et pédiatre Daniel Floret, du Dr Sylvie Quélet, directrice de la prévention de Santé publique France et du professeur Pascal Crépey, expert en économie de la santé, ici avec Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Russie. - JPEG La délégation française était composée du professeur Elisabeth Bouvet, actuelle présidente du comité de vaccination, du professeur et pédiatre Daniel Floret, du Dr Sylvie Quélet, directrice de la prévention de Santé publique France et du professeur Pascal Crépey, expert en économie de la santé, ici avec Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Russie.

Une autre originalité des Assises a été d’aborder la dimension économique de la vaccination, et de donner la parole à des acteurs économiques, russes et français.

Après une intervention du professeur Pascal Crépey sur les enjeux de l’évaluation médico-économique, en termes de surveillance, de modélisation et de communication des résultats, Guillaume Haushalter, directeur général de Sanofi Pasteur Russie et Biélorussie et Vladimir Khristenko, Président de Nanolek sont notamment intervenus pour présenter les spécificités de la production de vaccins.

Ils ont notamment rappelé les longs délais de fabrication des vaccins, et par conséquent l’importance d’une planification des approvisionnements à long terme, afin de couvrir les besoins en temps opportun et d’assurer la disponibilité des vaccins. Par ailleurs, ils ont évoqué la possibilité de développer encore les coopérations industrielles engagées entre la France et la Russie dans ce domaine.

publié le 03/10/2018

haut de la page