Syrie - Q&R Extrait du point de presse (26.02.20) [ru]

Q : La France a répété à plusieurs reprises que l’aide humanitaire en Syrie resterait une priorité en 2020. Pouvez-vous éclaircir ce que la France a proposé et ce qu’elle compte faire concrètement en tant qu’aide humanitaire dans la région d’Idlib ?

R : Comme l’ont rappelé le ministre de l’Europe et des affaires étrangères et ses homologues européens dans une tribune publiée aujourd’hui dans le journal Le Monde, la Syrie fait face à une nouvelle catastrophe humanitaire, l’une des pires d’une crise syrienne qui en a provoqué d’innombrables.

Dans ce contexte, il est nécessaire de garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave à l’ensemble des personnes en ayant besoin à travers la poursuite de l’assistance transfrontalière. Nous appelons la Russie à ne pas empêcher, dans les prochains mois, le renouvellement par le Conseil de sécurité des Nations unies du mécanisme permettant d’acheminer vers le Nord-ouest syrien une aide humanitaire transfrontalière vitale pour la région.

Pour sa part, la France a fortement accru son aide humanitaire en 2019 au profit du Nord-ouest syrien, avec 18,8 millions d’euros mobilisés pour cette région. La France a en particulier débloqué une aide d’urgence de 5,27 millions d’euros en fin d’année au bénéfice de la population civile via le Fonds humanitaire transfrontalier des Nations unies. En 2020, la France demeurera mobilisée aux côtés de la population civile en Syrie. Face à la dégradation de la situation humanitaire dans le Nord-ouest syrien, elle a sollicité la Commission européenne pour réunir les bailleurs européens en urgence.

Comme les ministres européens signataires de la tribune l’ont demandé, le régime syrien et ses soutiens, notamment russes, doivent cesser immédiatement les hostilités.

publié le 28/02/2020

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